Burkina Faso : L'armée et les groupes armés accusés de massacres de civils
Un rapport de Human Rights Watch impute la mort de 1 255 civils à l'armée et 582 au groupe JNIM entre 2023 et 2025 au Burkina Faso.

Nouveau bilan alarmant de la violence contre les civils
Une récente enquête de l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW), publiée ce jeudi, dresse un état des lieux accablant de la situation sécuritaire au Burkina Faso sur une période s'étalant de janvier 2023 à août 2025. Le rapport met en lumière une intensification meurtrière des violences ciblant délibérément les populations civiles.
Les forces régulières pointées du doigt
Selon les données compilées par l'ONG, les forces armées nationales et leurs supplétifs civils sont tenus pour responsables de la majorité des pertes humaines enregistrées. Sur un total de 1 837 civils tués durant cette période, HRW impute la mort de 1 255 personnes aux actions de l'armée et de ses alliés.
Cette statistique souligne une dérive inquiétante dans les opérations de lutte antiterroriste, où la distinction entre combattants et non-combattants semble de plus en plus floue.
Le rapport met en lumière une intensification meurtrière des violences ciblant délibérément les populations civiles.
La terreur djihadiste persiste
De l'autre côté de l'échiquier des violences, les groupes armés terroristes continuent de semer la mort. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM ou GSIM), affilié à Al-Qaïda, est directement accusé par le rapport d'avoir causé le décès de 582 civils.
Un appel à la protection des populations
Ce décompte macabre illustre l'étau dans lequel se trouve la population civile burkinabè, prise entre les exactions des groupes djihadistes et les représailles ou erreurs de ciblage des forces de défense. HRW appelle les autorités à une transformation profonde de leurs stratégies militaires pour garantir, avant tout, la sécurité des citoyens et le respect du droit humanitaire international.
L'organisation exhorte également la communauté internationale à accroître sa surveillance sur les violations des droits de l'homme commises dans cette zone de conflit souvent délaissée par les projecteurs diplomatiques.



