La malédiction des lignées : le nouveau thriller psychologique d'Oyinkan Braithwaite
Oyinkan Braithwaite revient avec « Filles maudites », un roman sombre explorant les secrets d'une lignée de femmes dans le chaos de Lagos.

Lagos, décor idéal des tragédies familiales
Lagos, mégapole tentaculaire de près de 20 millions d'habitants, est bien plus qu'une simple toile de fond pour Oyinkan Braithwaite. Entre ses embouteillages légendaires, ses disparités sociales criantes et son dynamisme cinématographique, la ville nigériane s'impose comme un personnage à part entière, complice des secrets les plus sombres.
L'autrice, née en 1988 au cœur de cette effervescence, s'était fait connaître en 2019 avec son premier succès, Ma sœur, serial killeuse. Elle y mettait en scène Korede, une femme dévouée prête à tout pour dissimuler les crimes de sa sœur cadette. Le récit explorait déjà l'impunité au sein de la ville, où transporter un cadavre dans un coffre de voiture semblait presque banal face à l'inefficacité policière.
Une plume qui explore l'inquiétante étrangeté
Après le huis clos psychologique de L’Une ou l’autre (2023), situé en pleine pandémie de Covid-19, Braithwaite revient avec une œuvre plus dense et atmosphérique. Si son style conserve son mordant caractéristique, elle s'aventure désormais sur le terrain de la fantasmagorie et de l'irrationnel.
Lagos, mégapole tentaculaire de près de 20 millions d'habitants, est bien plus qu'une simple toile de fond pour Oyinkan Braithwaite .
Son nouveau roman, « Filles maudites » (Cursed Daughters), marque une évolution vers une narration plus sombre, centrée sur le poids de l'héritage :
- Le thème central : Une lignée de femmes frappée par une malédiction mystérieuse.
- L'ambiance : Un mélange de réalisme urbain et de tension surnaturelle.
- Le style : Une écriture ciselée, traduite de l'anglais par Christine Barbaste.
L'exploration des liens du sang
Fidèle à son exploration des dynamiques familiales, Oyinkan Braithwaite ne se contente pas de raconter une histoire de fantômes ou de malchance. Elle dissèque la manière dont les traumatismes et les secrets se transmettent de génération en génération. Dans ce Lagos chaotique, la véritable prison n'est pas forcément celle des autorités, mais celle des liens familiaux dont on ne peut s'affranchir.
Informations pratiques : Filles maudites, d’Oyinkan Braithwaite, Éditions La Croisée, 368 pages. Prix : 23 € (version papier) / 15 € (numérique).




