Libération de Cécile Kohler et Jacques Paris : les deux ex-otage quittent l'Iran
Après plus de trois ans de détention en Iran, les Français Cécile Kohler et Jacques Paris ont été libérés et sont en route vers la France.

Un dénouement après trois ans de captivité
Le calvaire de Cécile Kohler et Jacques Paris touche enfin à sa fin. Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé ce mardi 7 avril que les deux ressortissants français, détenus en Iran depuis mai 2022, sont désormais libres et « en chemin vers le territoire français ».
« C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles », a déclaré le chef de l’État dans un message publié sur le réseau social X. Cette libération intervient dans un contexte régional particulièrement instable au Moyen-Orient.
Le rôle crucial de la médiation omanaise
Le président français a tenu à exprimer sa gratitude envers les autorités omanaises pour leur rôle déterminant dans les négociations. Mascate s'est une nouvelle fois affirmée comme l'intermédiaire privilégié entre Téhéran et l'Occident. Emmanuel Macron a également salué la mobilisation constante des services de l’État et des comités de soutien citoyens.
« C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles », a déclaré le chef de l’État dans un message publié sur le réseau social X.
Rappel des faits : de l'espionnage à la liberté
Le parcours judiciaire du couple de Français a été marqué par de lourdes condamnations :
- Cécile Kohler (41 ans), professeure de lettres, avait été condamnée en octobre dernier à 20 ans de réclusion.
- Jacques Paris (72 ans), enseignant à la retraite, avait écopé de 17 ans de prison.
La justice iranienne les accusait d'espionnage, notamment au profit d'Israël. Bien que libérés de prison au début du mois de novembre dernier, ils étaient restés sous le coup d'une interdiction de quitter le territoire iranien. Jusqu'à leur départ définitif ce mardi, ils étaient placés en résidence surveillée au sein de l'ambassade de France à Téhéran.
Leur retour en France marque la fin d'une attente de plus de trois ans pour leurs proches, qui n'avaient cessé de dénoncer une diplomatie des otages pratiquée par la République islamique.




