Libération de Joseph Figueira Martin : le consultant quitte la Centrafrique
Le consultant belgo-portugais Joseph Figueira Martin, condamné à 10 ans de travaux forcés en Centrafrique, a été libéré et est en route pour Lisbonne.

Un dénouement diplomatique après des mois de détention
Le consultant belgo-portugais Joseph Figueira Martin a recouvré la liberté. Incarcéré en République centrafricaine (RCA) depuis près d'un an, il a quitté sa cellule pour regagner l'Europe. Selon une confirmation du ministère des Affaires étrangères portugais obtenue ce mardi 8 avril, l'homme est attendu à Lisbonne après avoir été évacué à bord d'un avion militaire.
Porte-parole de cette libération, le chef de la diplomatie portugaise, Paulo Rangel, a souligné lors d'une audition parlementaire le caractère intensif des tractations qui ont mené à ce résultat.
Condamné pour « atteinte à la sûreté de l'État »
L'affaire remonte à mai 2024, date de l'interpellation de Joseph Figueira Martin dans la préfecture du Haut-Mbomou, une zone instable du sud-est de la Centrafrique. Le consultant intervenait alors pour le compte de l'ONG américaine Family Health International 360 (FHI 360).
Le consultant belgo-portugais Joseph Figueira Martin a recouvré la liberté.
Le 4 novembre dernier, la justice centrafricaine l'avait condamné à une lourde peine de dix ans de travaux forcés. Les autorités lui reprochaient initialement six chefs d'accusation graves, parmi lesquels :
- Complicité d'association de malfaiteurs ;
- Atteinte à la sécurité intérieure de l'État ;
- Espionnage ;
- Incitation à la haine ;
- Complot.
Le tribunal s'était notamment appuyé sur ses contacts avec des groupes armés rebelles opérant dans cette région frontalière pour justifier la sentence.
Une mobilisation internationale coordonnée
La libération du consultant est présentée comme le succès d'un effort diplomatique multilatéral. Paulo Rangel a salué l'implication personnelle de l'ancien président portugais Marcelo Rebelo de Sousa et de l'actuel chef de l'État, Antonio José Seguro.
Outre le Portugal, les gouvernements belge et les instances de l'Union européenne ont activement participé aux négociations avec Bangui pour obtenir la remise en liberté du travailleur humanitaire. Pour de nombreux observateurs, le cas de Joseph Figueira Martin illustrait les tensions géopolitiques croissantes en Centrafrique, où l'influence des puissances occidentales est régulièrement mise à l'épreuve.



