Tensions autour d'une trêve fragile entre Israël et l'Iran
Benyamin Nétanyahou accepte une trêve de deux semaines avec l'Iran sous l'impulsion de Donald Trump, tout en excluant le Liban de l'accord.
Un soutien sous tension
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a finalement réagi à l'accord de cessez-le-feu conclu entre l'Iran, les États-Unis et Israël dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 avril. Par le biais d'un communiqué succinct publié sur le réseau social X mercredi matin, le bureau du Premier ministre a déclaré : « Israël soutient la décision du président Trump de suspendre les frappes contre l’Iran pendant deux semaines ».
Ce ralliement tardif et laconique marque un contraste saisissant avec les déclarations belliqueuses de la veille. Quelques heures plus tôt, M. Nétanyahou affirmait encore dans une vidéo sa détermination à « écraser le régime terroriste en Iran » avec une force sans cesse croissante.
La pomme de discorde libanaise
Le point de friction majeur reste l'étendue géographique de cette trêve. Benyamin Nétanyahou a fermement précisé que ce gel des hostilités ne concernait en aucun cas le front libanais. Cette position contredit frontalement celle du médiateur pakistanais, Shehbaz Sharif, qui avait annoncé que le cessez-le-feu devait être global et s'appliquer « partout, y compris au Liban ».
Ce ralliement tardif et laconique marque un contraste saisissant avec les déclarations belliqueuses de la veille.
De son côté, Téhéran semble lier tout accord à une accalmie régionale totale. Le plan en dix points soumis par le Conseil de sécurité nationale iranien comme base de négociation stipule explicitement :
- La fin de la guerre pour toutes les composantes de « l'axe de la résistance ».
- L'inclusion du Hezbollah libanais dans les garanties de sécurité.
Un équilibre diplomatique fragile
L'initiative, portée par l'administration Trump, vise à instaurer une fenêtre de quatorze jours pour désamorcer l'escalade militaire. Toutefois, le refus israélien de cesser les opérations au Liban fait peser une hypothèque lourde sur la viabilité de cette trêve.
Alors que le médiateur pakistanais tente de maintenir un consensus, la distinction opérée par Tel-Aviv entre le territoire iranien et ses alliés régionaux pourrait compromettre les discussions de fond qui doivent s'ouvrir sous l'égide de Washington.

